Quelques « Prezi » autour de la Sociocratie et introduction à l’Holacracy

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Pour bien commencer l’année, je vous propose une série de Prezi et une carte heuristque autour de la « Sociocratie » et du management des organisations.

Prezi est un outil de présentations en ligne que j’utilise occasionnellement dans sa version en ligne gratuite, les cartes heuristiques ou mind-maps sont une manière d’organiser l’information, de la structurer afin de la rendre interactive et accessible rapidement.

En préambule, je vous offre La définition de wikipédia: La sociocratie est un mode de prise de décision et de gouvernance qui permet à une organisation, quelle que soit sa taille — d’une famille à un pays —, de se comporter comme un organisme vivant, de s’auto-organiser. Son fondement moderne est issu des théories systémiques. L’objectif premier est de développer la co-responsabilisation des acteurs et de mettre le pouvoir de l’intelligence collective au service du succès de l’organisation.

 

Pour démarrer en douceur, un premier Prezi en images, rapide et facile à comprendre:

 

Poursuivons avec une carte heuristique qui rassemble l’essentiel des concepts et des ressources autour de la Sociocratie:

 

Le Prezi suivant est en anglais, il pose les bases des concepts qui président une organisation dite « agile » et il énonce quelques principes fondamentaux de la Sociocratie appliquée aux organisations:

Elegant Leadership: The Sociocratic Way to a Graceful Organisation:

 

Le Prezi suivant est également en Anglais, il pointe les avantages et les travers des différents modes de management existants, et il reprend les règles de bases de la Sociocratie:

 

Je pense que ces ressources vous seront utiles, si comme moi vous aspirez à des changements profonds dans les méthodes de gouvernance de nos organisations, des plus petites aux plus grandes. Ces méthodes permettent d’accroître l’efficacité des processus d’une organisation mais également le bien-être des participants qui se trouvent associés aux processus décisionnels qui les concernent au lieu de rester dans un rôle d’exécutant comme c’est aujourd’hui trop souvent le cas dans nos organisation.

De nombreux sites francophone et anglophones traitent de la question, proposent des introductions vidéos et des formations, vous remarquerez la différence d’orthographe entre le français et l’anglais:

http://www.sociocratie.net/index.php

http://www.sociocratie-france.fr/

https://sites.google.com/site/sociocracybelgium/

http://www.sociocracy.info/

http://www.sociocracy.biz/

 

Il existe un autre système qui présente de prime abord des similarités avec la Sociocratie, il s’agit de L’Holacratie :

Je me permet de vous livrer un document ressource sur le sujet qui vous permettra de démarrer très rapidement avec cette méthode de gouvernance innovante et agile!

Vous pouvez aussi regarder la vidéo de présentation de la méthode chez IGI Partners.

 

Je vous livre ici un extrait de ce qu’en dit Kevin Dalton de chez Lowanka, qui a eu la gentillesse à travers les commentaires d’apporter les rectifications nécessaires à cet article:
La sociocratie et l’Holacracy sont 2 outils que nous connaissons bien au sein de LowanKa pour les avoir pratiqué au sein de notre organisation. La sociocratie est une méthode de gouvernance et l’Holacracy est une autre méthode de gouvernance bien distincte. Il y a de très grosses différences dans ces 2 outils.
J’ai aujourd’hui un peu plus d’1 an d’expérience d’Holacracy dans les jambes et suffisamment de recul pour vous préciser que l’Holacracy va beaucoup plus loin que la Sociocratie et qu’à la rigueur le seul aspect de la Sociocratie que l’on retrouve en Holacracy, c’est le principe du double lien.. Aspect que l’Holacracy a poussé encore plus loin en apportant des subtilités.
L’Holacracy est une pratique qui a émergé au sein d’une entreprise américaine qui a utilisé pendant 7 ans bon nombres d’outils et d’inspiration pratique pour développer un nouveau concept de Gouvernance. Une société a émergé et elle s’appelle aujourd’hui Holacracyone. Elle fait la promotion du produit « Holacracy », qui au passage n’a rien de « pyramidale »… bien au contraire !

 

 

 

 

Nous avons déjà toutes les solutions! (le meilleur du développement durable (2))

Nous ne parlerons pas ici des solutions hypothétiques ou miraculeuses qui pourraient dans un avenir plus ou moins proche nous amener à une harmonie et un équilibre avec notre environnement!

Je vais vous parler uniquement des solutions qui existent déjà, qui ne demandent qu’à être mises en œuvre, et qui sont assez nombreuses pour permettre à l’humanité de restaurer les grands équilibres au sein des différents cadres de nos sociétés, mais également l’équilibre avec notre environnement!

Cet article est le fruit d’un travail collaboratif au sein du mouvement Zeitgeist, il a pour objectif de recenser les moyens d’une transition écologique de notre société vers l’équilibre social, environnemental et économique. Une économie basée sur les ressources et la meilleures utilisation de celles-ci dans une optique de durabilité.

Pour commencer, nous vous proposons un article de TerraEco: 40 projets qui changent le monde

Cet article à lui-même déjà fait l’objet d’un post sur ce site

 

Nourriture:

Agriculture biologique et locale (en opposition à l’agriculture extensive utilisant des intrants chimiques)

  • récupérer les graines et utiliser des semences reproductibles: http://kokopelli-semences.fr/
  • Être végétarien ou végétalien (Végan) (le grain présentement utilisé pour nourrir les animaux qui sont élevés et abattus pour la viande peut servir à nourrir les humains souffrant de malnutrition (environ deux milliard de personnes). De plus le véganisme est bon pour l’environnement (plus de 25% des gaz à effet de serre proviennent de l’élevage animaux)  – Vivre dans un monde de compassion et en harmonie avec les autres humains, les autres créatures terrestres et l’environnement. http://www.youtube.com/watch?v=es6U00LMmC4
  • Permaculture: culture basée sur la mise en place des plants sur talus de terre non tassée, pas d’arrosage à prévoir, protection par serres ou palissades si nécessaires, production équivalente mais plus facile à récolter.

 

 

Échanges et transition:

*Le terme “monnaie” est utilisé pour la compréhension, il ne s’agit pas de frapper monnaies mais bien de retrouver les échelles d’échanges valides localement, afin d’optimiser la circulation des biens, sans spéculation possible comme avec une monnaie que l’on peut accumuler à l’infini, on imagine par exemple des monnaies “fondantes”.

 

Habitat:

Énergie:

 

Eau:

 

 

Politique:

  • Préférer l’information pertinente sur internet plutôt que de regarder la télévision : rue89, terreTV, interface-conscience, zeitnews

L’origine de toutes les lois doit se limiter à trouver des méthodes d’application aux principes suivants:

La liberté des uns s’arrête où commencent celle des autres, cette liberté doit permettre à chacun de s’épanouir. Personne ne peut s’arroger la liberté des autres. Garantir les mêmes libertés à chacun. Libertés individuelles et libertés collectives.

 

On peut faire évoluer ces principes vers quelque-chose d’encore plus ambitieux :

Quels modes de fonctionnement adopter pour que la liberté de l’autre étende la mienne à l’infini!?
Gestion des conflits? Gestion des tâches? Empathie ?

Faut-il remplacer le mot « liberté » par le mot « droit » ou « respect », « bonheur commun »?

 

– Désobéissance civile (La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé non-éthique par ceux qui le contestent: http://fr.wikipedia.org/wiki/Désobéissance_civile

 

 

Éducation :

Observer les étapes. Opter pour de nouvelles méthodes d’éducation tels que la méthode Sudbury ou la méthode Montessori ou encore fresnet. Il est possible aussi d’éduquer soi-même nos enfants à la maison.

 

Système économique globale :

  • Évolution: gestion globale à établir pour les points impactant le potentiel du système, c-à-d son autonomie, sa durabilité, son développement, etc.
  • Plans d’évolution: objectifs, moyens, tâches, plannings, suivis, organisation, méthodes…
  • Attribuer une valeur aux produits en fonction de leur impact environnemental, énergétique et social et non plus seulement de l’offre et de la demande doublée par la spéculation, comme c’est le cas aujourd’hui.

 

Cette liste est loin d’être exhaustive et d’aborder tous les sujets, vous êtes évidemment invités à la compléter en ajoutant vos ressources et vos idées dans les commentaires, vos suggestions seront intégrées progressivement dans le corps de l’article.

 

Mind-Maps, Cartes Mentales, Concept-Maps, Cartes Heuristiques

Pour ceux qui ne connaissent pas encore les outils du Mind-Mapping, il s’agit d’une manière très efficace de partager ce que vous avez en tête, mais pas seulement! C’est un moyen d’organiser sa propre pensée, il facilite l’appropriation des concepts et la transmission des connaissances.

Je vous livre ci-dessous un bon exemple réalisé avec la plate-forme Mind42 qui offre un service simple et gratuit de création, de collaboration et d’hébergement de vos cartes mentales:

Évidemment, j’ai choisi un de mes sujets de prédilection:

La Démocratie Participative

 

Il existe un grand nombre d’outils logiciels permettant de faire du Mind-Mapping! Pour ne citer que mes préférés en Open-Source: Freemind, Kmi Compendium, Cmaps Tool, et il y en a beaucoup d’autres encore!

Là aussi, je préfère vous livrer une carte mentale plutôt que de vous noyer sous le discours:

Formation Mind-Mapping

Pour continuer votre exploration du Mind-Mapping, je vous propose une carte autour des transformations du travail à l’ère numérique, réalisée par un groupe de travail de la Fing.

Et ci-dessous, vous trouverez un aperçu de ce que peut donner une Concept Map réalisée avec le logiciel Kmi Compendium et retraçant deux jours de formation à la démarche Eco-enquête avec Planète-Sciences:

L’avantage des concept maps sur les mind maps classiques, c’est le liberté qui est laissée à l’organisation des liens entre chaque nœud.

Eco-enquête

 

Eco-enquête

Mind-Mapping collaboratif en ligne

Cette semaine un article un peu spécial, même si les lecteurs réguliers ne seront pas dépaysés.

En effet je vous présente à nouveau trois mind-maps, ou cartes mentales, réalisées en ligne et sur trois logiciels différents.

La première a été construite en ligne avec quelques membres du mouvement Zeitgeist, en échangeant grâce au logiciel TeamSpeak, qui permet de faire des conférence audios avec un grand nombre de personnes. Nous n’étions qu’une poignée ce jour là, mais le travail réalisé, même s’il est loin d’être définitif, fut d’une efficacité redoutable. Cette première carte utilise le logiciel MindMup qui appuis ses fonctions collaboratives sur Google Drive, ce qui est très pratique pour régler les paramètres de partage et les droits de modification et de publication. Pour ne rien gâcher il s’agit d’un logiciel libre, le code source est disponible sur Git Hub.

Cette deuxième carte est réalisée avec le logiciel Mind 42, qui permet aussi de faire de la collaboration en ligne, même s’il est moins efficace sur ce plan que MindMup. Il s’agit d’un comparatif des usages et des logiciels de Mind-Mapping et de Concept-Maps.

Il manque encore à ces deux logiciels la souplesse d’organisation permettant de passer de la Mind-Map à la Concept-Map! Mais cela ne saurait tarder, il semble que dans les deux cas cela soit compris dans les prochains développements.

En attendant il reste le logiciel KMI Compendium, et sa version de développement actuel: Compendium NG.

A titre d’exemple, voici un extrait d’une de mes cartes sous Compendium qui donne une vision d’ensemble de la structure de mon roman de science-fiction qui n’est pour le moment écrit qu’à moitié (attention spoiler):

La plan de mon roman de Science-Fiction! Work In Progress!

En espérant que ces quelques exemples vous auront donné envie de vous lancer dans vos premières cartes mentales, qu’elles soient personnelles ou collaboratives!

Les usages du Mind-Mapping sont multiples, de la prise de notes en réunion à la collaboration massive et asynchrone en ligne. L’avantage de cet outil, c’est la facilité de réalisation et de transmission d’un document par rapport à son équivalent textuel. Une carte, même simple, prendrait plusieurs pages de textes si l’on devait détailler les liens et l’organisation logique. Le récepteur du message ne prendrait pas forcément le temps de le lire, et encore moins de le compléter! Ici, on permet à tous de saisir en quelques secondes ou minutes l’ensemble d’une problématique, et d’ajouter sa pierre à l’édifice sans difficulté!

N’hésitez pas à partager vos cartes dans les commentaires! 😉

Les outils de la gouvernance démocratique

Une gouvernance réellement démocratique implique de dépasser les modes de fonctionnement en vigueur actuellement dans la prise de décision.

Aujourd’hui, on considère que la prise de décision politique ou économique est le privilège d’un cercle restreint éclairé par ses études, ses titres ou ses fonctions. Qu’il s’agisse de décisions prises au sein des entreprises, associations, collectivités territoriales et bien entendu au niveau le plus haut, celui de l’État, on retrouve toujours ce système de cercle restreint d’oligarques ayant obtenu le privilège de décider pour l’ensemble de l’organisation.

Cet état de fait n’est pas une fatalité, il est possible d’imaginer et de mettre en application d’autres modes de gouvernance permettant d’élargir le cercle des décisionnaires habituels et surtout d’obtenir des décisions de meilleure qualité, ce qui est l’objectif principal.

Nous avons vu l’espoir suscité par le Grenelle de l’Environnement et son modèle à trois parties: la société civile (à travers les associations), les entreprises, et les personnes publiques (les collectivités territoriales et l’Etat). Ce type de modèle permet de mieux prendre en considération l’avis des différents acteurs concernés et de mieux impliquer toutes les parties  non seulement dans la prise de décision mais aussi dans la mise en œuvre des solutions retenues. Les compromis trouvés sont moins politiques ou idéologiques et tendent vers des solutions pragmatiques ménageant l’intérêt et les besoins des différentes parties.
On pourrait digresser longuement sur la mise en application du Grenelle, mais ce n’est pas le propos de cet article.

On peut également s’intéresser au Comité Consultatif  National de Bioéthique (CCNE), dont le fonctionnement et la composition (bien que restreinte), sont un modèle de démocratie. Ce comité ménage une place aux différentes confessions présentes en France, aux différents courants de pensée et également aux chercheurs dans différents domaines. Il a le pouvoir d’entendre toute personnalité susceptible d’éclairer son jugement. On peut regretter deux choses :           – Son pouvoir uniquement consultatif

– Sa composition restreinte

On pourrait multiplier à loisir les exemples d’instances décisionnaires ou consultatives qui tendent à introduire plus de démocratie dans leur fonctionnement face au constat de notre propension à concentrer les pouvoirs pour faciliter leur exercice. Le million d’associations actives, en France, qui donnent à leurs membres des pouvoirs plus ou moins étendus (afin d’en contrôler le fonctionnement et d’influencer leur action), sont autant de lieux d’expérimentation des pratiques démocratiques.

La question à laquelle j’aimerai répondre est la suivante:

Est-il possible de développer des méthodes, des moyens et des outils afin de permettre une prise de décision plus démocratique dans les organisations et ce qu’elle qu’en soit le type: économique, sociale ou politique? Et de permettre cet exercice de la prise de décision démocratique malgré la taille de ces organisations: de plusieurs milliers de personnes pour certaines entreprises ou associations jusqu’à plusieurs millions pour les organisations politiques, les collectivités territoriales et les états?

Les nouveaux outils de communication ont permis un accès plus facile à l’information, et ont ainsi amélioré incidemment la prise de décision. Le seul problème étant que, pour le moment, les processus décisionnels n’ont pas évolués. Une prise de décision centralisée a toujours tendance à nous rassurer. On préfère confier les pouvoirs à une instance restreinte quitte à créer des contre-pouvoirs dont le collège est également restreint. On redoute plus que tout l’immobilisme qui pourrait ressortir d’un partage équitable du pouvoir décisionnaire si ce dernier se retrouve bloqué ou retardé dans son action. On préfère donc une décision médiocre qui permet d’avancer à une bonne décision qui arrive trop tard. Mais encore une fois, ceci n’est pas une fatalité. On peut concevoir des processus et des outils qui offrent à la fois une grande qualité décisionnelle en alliant rapidité et sécurité.

Si nous faisons l’inventaire des outils collectifs offerts à travers Internet, on se rend compte qu’ils n’ont pas été pensés pour la prise de décision:

– les forums ne sont qu’un agrégat d’opinions rarement argumentées et au milieu desquels seul certains moteurs de recherche arrivent à trouver une information pertinente.

– Les réseaux sociaux sont fragmentés et privilégient l’instantané à la construction et à la hiérarchisation des idées et des points de vue.

– Les blogs, ne sont finalement qu’une modernisation des journaux classiques, mais ils permettent tout de même une interaction plus forte avec les lecteurs et surtout ils valorisent la construction des idées et l’argumentation de leur auteur.

Si l’on s’intéresse aux outils professionnels de collaboration ou de gestion de projets, on constate qu’ils ne sont pas pensés et conçus dans une optique de décision commune. Ils ont pour tâche principale de permettre l’agrégation d’informations et leur remontée vers le décisionnaire sous un format lui facilitant la tâche et qui finalement semble bien éloigné de la réalité.

Si l’on recherche des outils réellement collaboratifs et permettant
une co-construction riche de l’information, sa hiérarchisation, sa
confrontation pour permettre d’aboutir finalement à une prise de
décision commune sur un sujet donné, alors la liste se réduit
grandement. Pour ma part j’en connais deux:

– KMI Compendium :
il permet de créer des bases de connaissances collaboratives et de les
organiser spatialement pour une meilleure intégration cognitive, il doit
encore évoluer car il n’est pas encore adapté pour les groupes de
travail dépassant la
centaine de personnes (ce qui est déjà honorable!), sinon au prix d’un
effort considérable de maintenance. C’est un logiciel libre, il peut
donc être modifié pour s’adapter aux besoins de n’importe quelle
organisation.

Votorola Project : un logiciel libre en cours de développement
ayant pour objectif de fournir un outil de démocratie directe
fonctionnel aux grandes échelles. Il est encore en version Alpha et donc
pour le moment réservé aux développeurs, mais vous pouvez contribuer
(en anglais).

Il y a également la plate-forme « Buddypress » qui est une extension de « wordpress »
(la plate-forme de blog open-source la plus utilisée au monde) et qui
permet d’installer en quelques minutes sur son site les principales
fonctionnalités  d’un réseau social : Blogs, forums, profils, groupes,
partage d’articles, etc.… Mais encore une fois il lui manque de
véritables fonctions permettant la co-décision et la co-construction de
textes, d’idées, de débats structurés. Ces fonctions pourraient  voir le
jour sous la forme d’extensions du logiciel, puisque tout le monde (à
condition de savoir programmer) peut créer de nouvelles extensions,
c’est la magie de l’open-source ! C’est d’ailleurs ce qu’est en train de
créer Europe-Ecologie Les Verts à travers leur plate-forme
collaborative
qui est gérée sous WordPress et Buddypress, ce qui est
également le cas du site de votre serviteur.

Il existe certainement d’autres outils, et il est toujours possible de faire évoluer les outils existants, qui sont souvent des logiciels libres.

Je suis convaincu qu’il est possible et de surcroit, souhaitable de développer de nouveaux outils au service de la prise de décision démocratique. Et je suis également certain qu’une décision prise par le plus grand nombre est toujours meilleure qu’une décision prise par un nombre restreint d’individus. A la condition évidemment que l’on exige de l’ensemble des participants à une décision un socle commun de connaissances du sujet en complément de leur bagage personnel. On peut également imaginer une pondération des votes en fonction de la représentativité de chaque participant au sein de l’organisation concernée. La représentativité d’un individu au sein d’un groupe est la somme de plusieurs facteurs et caractéristiques, il peut s’agir de représentativité géographique, générationnelle, professionnelle, idéologique, philosophique. Il est évident que l’on ne réunira jamais l’ensemble d’une organisation pour prendre chacune des décisions, ce serait contre productif, et extrêmement consommateur de temps. De plus l’implication et l’efficacité des participants est fonction de leur intérêt pour les questions débattues. Même si chaque individu est libre de participer à l’ensemble des décisions, inévitablement les participants ne seront pas les mêmes en fonction des questions soumises au débat. Reste à mettre en œuvre les méthodes et les outils qui serviront au mieux ce type d’approche décisionnelle.

Les mouvements citoyens mondiaux


Les mouvements sociaux à l’échelle globale se multiplient, je ne parle pas du printemps Arabe, largement traité partout ailleurs depuis 6 mois, je parle de mouvements plus silencieux et qui ne touchent pas l’ensemble des citoyens d’un même pays, mais qui touchent l’ensemble des pays du monde et qui sont forts de plusieurs millions de membres actifs, et qui ne connaissent pas non plus la même attention médiatique:

 


– le premier que je voudrai citer, c’est le mouvement AVAAZ, qui grossit et qui gagne en puissance en se dotant de moyens originaux et ne faisant appel pour son financement qu’à ses membres:

http://www.avaaz.org/fr/

Le mouvement revendique un peu plus de 10 Millions de membres à travers le monde. Leur action à commencé avec la signature de pétitions sur internet, aujourd’hui, même si les pétitions fédèrent la plus grande partie de ses membres, AVAAZ lève des fonds auprès de ses membres sur les différentes campagnes qu’il mène. Certains modes d’action peuvent être originaux, comme d’envoyer des téléphones satellites en Lybie pour aider les rebelles à communiquer, faire pression médiatiquement en lançant de vastes campagnes de presse afin de faire plier les dirigeants face à l’opinion publique , etc… (les modes d’action non-violents étant traités par ailleurs dans un autre forum de ce site, je ne m’étendrait pas à ce sujet ici.) Je vous laisse découvrir leurs campagnes sur leur site Internet.


Le second mouvement dont je voudrai vous parler est le mouvement Zeitgeist, il est plus difficile de comptabiliser ses membres, l’organisation étant décentralisée dans ce mouvement, il s’agit d’un mouvement spontané apparu en réaction aux trois films diffusés librement sur internet dont les titres sont: « ZeitGeist », « Zeitgeist Addendum », et « Zeitgeist: Moving Forward ». Un quatrième film est en préparation sous le nom: « Zeitgeist: Beyond the Pale ». « Zeitgeist » signifie littéralement en allemand: « l’esprit du temps », je ne vous ferai pas une critique cinématographique ici, je laisse donc chacun apprécier les œuvres à leur manière,  le troisième film a été visionné plus de 12Millions de fois sur YouTube, sans compter les projections publiques dans les cafés, les bars, les salle des fêtes, les places de village, … :

http://presentation.mouvement-zeitgeist.fr/films.html

Certains y verront la marque de la théorie du complot, ce qui n’est pas tout à fait faux, mais il convient d’analyser l’émergence du mouvement avec un peu plus de nuances qu’un jugement à l’emporte pièce!
D’autant qu’il semble que le mouvement des indignés américains ait plus de filiation avec le mouvement ZeitGeist qu’avec Stéphane Hessel (que j’apprécie également pour d’autres raisons, mais ce n’est pas le sujet ici…)
Je vous laisse découvrir l’esprit du mouvement sur la page de présentation francophone:

http://presentation.mouvement-zeitgeist.fr/

L’organisation du mouvement est à l’image des idées avancées, il n’existe aucune hiérarchie de personnes, personnes ne prend de décisions pour les autres, chacun est libre de s’investir ou non et aux tâches qu’il souhaite effectuer. Démocratique et basé uniquement sur le volontariat. L’organisation est cohérente et efficace, il n’y a que deux échelons entre le groupe local et la coordination nationale.

Le mouvement se concentre actuellement sur des actions de sensibilisation, mais il existe d’ors et déjà des projets de mise en place de l’économie basée sur les ressources, qui est la pierre angulaire d’action et de conviction des membres du mouvement.

 

Un mouvement plutôt francophone, mais déjà international mérite également sa place ici, il s’agit du mouvement Colibris!

Ici, il s’agit de fédérer des citoyens autour de dynamiques locales. A travers le processus de forum ouvert par exemple. Cela permet aux citoyens de se rencontrer et de co-construire des projets communs, de trouver les ressources pour réaliser des projets qui parfois ont longtemps mûrit sans jamais voir le jour faute de pouvoir partager avec d’autres cette volonté d’agir.

Le mouvement Colibri puise son origine dans l’association de Pierre Rabhi « Terre et Humanisme« , qui promeut et diffuse l' »Agro-écologie » en France et au Sahel. Pierre Rabhi est le défenseur d’une vision simple du développement durable qui se rapproche de la décroissance avec la notion de « sobriété heureuse »!

 

Les trois mouvements cités plus haut sont parfaitement légaux, respectent les lois en vigueur et utilisent des moyens d’action non-violent.


Je voudrai donc citer maintenant un troisième mouvement, qui lui s’éloigne de la légalité et qui utilise la violence virtuelle comme moyen d’action:

Je veux bien entendu parler du mouvement Anonymous et de la sphère qui gravite autour. Ce mouvement est également un mouvement spontané, né d’Internet et des réseaux sociaux, il milite notamment pour la liberté des réseaux, la liberté d’expression réelle et virtuelle:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anonymous_(communauté)

Le mode d’action principal est celui, maintenant bien connue médiatiquement, du déni de service, qui consiste à se connecter à un serveur de nombreuses fois et avec un grand nombre de machines. Le serveur ne pouvant répondre aux demandes, le site devient inaccessible le temps de l’attaque. C’est d’une simplicité enfantine, (d’ailleurs certains Anonymous ont moins de 15ans) et cela peut coûter cher à une entreprise qui n’est pas préparée. De plus, certains virus permettent de coordonner des attaques depuis d’autres machines, votre ordinateur à peut-être déjà participé à ce genre d’attaque sans même que vous en ayez conscience! D’où la difficulté de retrouver les auteurs.

Pour les attaques informatiques plus complexes il est probable qu’elle soient l’œuvre d’autres groupuscules plus organisés et bénéficiant de plus de ressources techniques.

En guise de résumé, on observe l’émergence d’une conscience et d’une organisation citoyenne à l’échelle mondiale sous différentes formes. Ces organisations ont des objectifs bien définit et elles remportent un grand nombre de succès depuis quelques années. Je n’ai pas parlé de Wikileaks ici, car le sujet à été traité des milliers de fois par ailleurs. Je voulais simplement élargir un peu le panorama des mouvement citoyens mondiaux qui sont loin d’être anecdotiques, qui sont porteurs de valeurs communes à l’échelle globale et qui agissent déjà pour transformer le monde.

 

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Les initiatives citoyennes européennes

logo ICEL’un des processus démocratiques les plus directs en Europe s’intitule l’initiative citoyenne!

logo revenu de base

Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est certainement que les médias s’y intéressent peu! Il s’agit d’une innovation du traité de Lisbonne donnant un droit d’initiative politique à un rassemblement d’au moins un million de citoyens de l’Union européenne, venant d’au moins un quart des pays membres. La Commission européenne peut ainsi être amenée à rédiger de nouvelles lois dans les domaines relevant des ses attributions, mais n’y est pas forcée. En réalité, il va être compliqué pour la commission d’ignorer proprement les initiatives ayant recueillis le nombre de soutien. La première initiative à avoir abouti, Right to water, sera examinée par la commission à la fin de l’année 2013, lorsque le processus de recueil sera clos. Nous aurons alors un exemple du comportement de la commission vis-à-vis de ces initiatives.

Right2water

L’intérêt principal de ces initiatives, hormis le fait que c’est le premier outil de démocratie participative à une échelle aussi vaste, c’est de voir émerger des enjeux politiques originaux, dont les médias se font peu l’écho!

C’est ainsi que l’initiative pour un revenu de base permet de dynamiser le débat public sur cette question, malgré sa complexité (notamment côté financement), et malgré les sirènes libérales actuelles qui ne ronronnent qu’au son de la rigueur et de la croissance par la production

Le règlement relatif à l’ICE est applicable depuis le 1er avril 2012, c’est pourquoi nous n’avons que peu de recul actuellement sur l’efficacité du système.

Ce qui est certain en revanche, c’est que les citoyens européens doivent se saisir de l’ensemble des outils mis à leur disposition afin de se réapproprier les processus démocratiques! Il sera toujours temps de critiquer ces initiatives, une fois que nous aurons pu évaluer de quelle manière les instances européennes peuvent les détourner de leurs ambitions premières. En attendant, si les citoyens n’investissent pas le champs qui leur est proposé, ces mêmes institutions auront beau jeu de dire que finalement elles sont légitimes, puisque les citoyens se désintéressent de manière absolu de ce qu’elles font!

De la même manière, le Sénat français vient de lancer un espace participatif sur son site, et les citoyens doivent investir cette nouvelle brèche si ils souhaitent aller ensuite plus loin dans les dynamiques directes ou participatives!

Voici les conditions nécessaires pour constituer une initiative citoyenne européenne :

  • Au minimum un million de signatures de citoyens issus d’au moins un quart des États membres de l’Union ;
  • Le comité organisateur doit être composé d’au moins sept membres résidant dans au moins sept États membres de l’Union différents ;
  • Les signatures doivent être collectées dans l’année suivant la confirmation de l’enregistrement de la proposition par la Commission ;
  • Le nombre minimum de signatures par État est calculé en multipliant son nombre de députés au Parlement européen par 750 (ce nombre varie donc de 4 500 signatures à Malte à 74 250 signatures en Allemagne).

La Commission dispose ensuite de trois mois pour étudier l’initiative, et ce après que les États membres auront vérifié les signatures collectées.

En outre, pour être recevables, les initiatives doivent avoir été déposées après le 1er avril 2012, ainsi que l’a jugé la Commission européenne.

Une tentative d’initiative citoyenne européenne avait par exemple été remise à la Commission européenne le 9 décembre 2010. La pétition avait été lancée par Avaaz et Greenpeace en mars 2010 et a atteint le million de signatures le 28 septembre 2010 (plus de 1,2 million au 17 décembre 2010). Elle appelle à un « moratoire sur les cultures OGM et à la création d’un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de réaliser des analyses et d’organiser la régulation des OGM » , mais a été jugée irrecevable alors qu’en Suisse, l’initiative populaire « Pour des aliments produits sans manipulations génétiques » a été votée et acceptée le 27 novembre 2005.

L’initiative Revenu de base inconditionnel – Explorer une voie vers des conditions sociales émancipatrices dans l’UE, qui avait été rejetée dans un premier temps a finalement été enregistrée le 14 janvier 2013 dans une version remaniée. Son propos est de demander à l’union d’étudier sérieusement la faisabilité d’un revenu de base au niveau européen

Quatorze initiatives citoyennes sont en cours actuellement, la seule ayant pour le moment atteint le million est Right2Water, visant à faire reconnaître l’accès à l’eau et à l’assainissement comme un droit fondamental opposable en Europe.let-me-vote

Une initiative qui reflète parfaitement l’esprit citoyen européen qui peut émerger de ce type de processus démocratique est l’initiative LetMeVote, qui revendique un droit de vote aux élections nationales de leur pays de résidence pour tous les citoyens européens, alors qu’aujourd’hui, il est limité aux élections locales et européennes.

 

Dans les initiatives que je trouve pertinentes, il y a encore celle qui vise à définir et interdire les Écocides en Europe et dans la zone d’influence de celle-ci! L’initiative End Ecocide mérite toute votre attention!end-ecocide-horizontal_fr

 

 

Il y a également l’Initiative Européenne pour le Pluralisme des Médias visant à protéger le pluralisme des médias par une harmonisation partielle des règles nationales relatives à la propriété des médias et sa nécessaire transparence, aux conflits d’intérêts avec les instances politiques, à l’indépendance des organes de régulation et de contrôle des médias.mediainitiative-logo

 

 

 

Vous trouverez ci-dessous les différents logos et bannières de promotion de ces initiatives que j’ai pu récupérer! Libre à vous de les utiliser pour promouvoir les initiatives qui vous plaisent!

 

Les gestes qui sauvent…vos réunions

De nombreux outils existent afin d’améliorer les processus de prise de décision dans l’ensemble de nos organisations, qu’il s’agisse d’entreprises, d’associations, de partis politiques, de collectifs militants. Les méthodes dont je vais vous parler existent depuis des décennies! Seulement, elles sont sous représentées dans la pratique que l’on observe au sein de nos organisations.

Il faut toutefois éviter les effets pervers de la Pensée de groupe, abandonner une partie de son jugement pour faciliter l’émergence d’un consensus fort pour le groupe peut conduire à des solutions mauvaises, bien qu’elles aient été prises au consensus ou au consentement général.

Les méthodes de prises de décision foisonnent, à titre d’exemple, voici la méthode Cocyane pour « Transformer les processus de décision ».

Les méthodes issues des notions de management de l’intelligence collective avec la matrice AXIO et le management paradoxal, comme le propose Olivier ZARA.

 

Sans aller jusqu’au point de complexité évoqué plus haut, certains outils simples peuvent être abordés dans l’ensemble des contextes collectifs. La recherche du consensus, s’il peut prendre du temps, et s’il n’est pas nécessairement efficace dans toutes les situations, permet de fédérer les participants d’une manière beaucoup plus fortes que simplement l’appât d’un salaire ou l’attrait d’un travail valorisant socialement et intellectuellement. Le sentiment de participer à une construction collective renforce énormément la motivation et la capacité d’action de chacun.

 

Construction du Consensus

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Consensus_traduit.jpg

 

Le schéma précédent permet d’aborder simplement et rapidement les étapes de la construction d’une réunion ayant pour objectif de créer du consensus entre les participants. Si vous souhaitez approfondir le concept, je vous encourage vivement à consulter les documents suivants:

La page wikipedia traitant du consensus est une mine d’information!

Ce PDF récapitule en détail l’ensemble du processus et sert de guide pour toute réunion cherchant à fabriquer du consensus. Il s’agit de la méthode: « consensus, consentement, 2/3 ». Cette méthode fonctionne à merveille pour des groupes jusqu’à 15 personnes, il convient de l’amender pour des groupes plus importants, notamment en suivant le processus de création de consensus avec un support visuel, sous forme de mind-mapping par exemple. En limitant les temps d’expression des clarifications afin de laisser une place importante aux propositions nouvelles qui sont le coeur de la construction du consensus. Le passage au vote ne devrait être utilisé qu’en cas de véritable blocage de décision par un des participants!

 

D’une manière générale, certains signes et gestes permettent de faciliter les échanges lors des réunions, conférences et autres forum ouverts… En voici quelques échantillons qui vous permettront de partir du bon pied! Vous êtes évidemment encouragés à les adapter à vos besoins voir à en créer de nouveaux:

OccupyHandSignals

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:OccupyHandSignals.pdf

Source Pour que le débat ne s’éternise pas et ne dévie pas dans des à-côtés stériles, le gardien du temps peut proposer une communication non-verbale avec quelques signes clefs qui sont compris par tout le monde. Les signes du consensus sont inspirés du langage des signes pour sourds-muets. Liste non exhaustive des signes généralement utilisés :

  • Deux index levés : demande de parole pour pouvoir intervenir tout de suite, de façon à éclaircir un sujet en cours avant qu’il ne soit abandonné. L’intervention doit être très courte, et n’est pas nécessairement acceptée par le distributeur de parole.
  • Mains en T :problème technique, ne concerne pas les idées mais l’aménagement de l’espace de discussion. Donne priorité à la parole.
  • Moulin des mains :signifie que l’intervention traîne en longueur, qu’une chose a déjà été dite. Très utilisé par le gardien du temps.
  • Signe d’accord en agitant les mains en l’air :ça permet de repérer d’un regard le niveau de consensus qui se dégage au fur et à mesure que les propositions sont faites. Ça permet d’éviter l’applaudimètre et la répétition des idées.
  • Index levé : pour demander la parole, il permet de retarder une prise de décision et d’expliquer la raison de désaccords pour proposer des amendements et arriver à des consensus.
  • Poing levé :signifie « je quitte le projet ou la réunion si mon opinion n’est pas prise en compte ». Doit être utilisé avec grande modération. Certains groupes exigent qu’un bloqueur doit avoir une proposition alternative.
  • Un peu plus doux peut être une mise en X des avant bras devant soi,pour demander une prise en compte d’arguments pour une forte opposition.

Ces signes peuvent être parfois utiles dans de grands groupes, moins en plus petits cercles. Ils sont fréquemment (en France) vécus comme un peu grotesques ou trop « formalistes » et de brèves incises ou gestes plus traditionnels leurs sont alors préférés.

 

La version des désobéissants est légèrement différente, néanmoins attrayante: extrait de « Désobéïr, le petit manuel » de Xavier Renou aux éditions: le passager clandestin

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Gestes pour la gestion des réunions

gestesgroupes2

Suite des gestes pour la gestion des réunions

 

Je ne reviendrai pas sur les notions d’Holacracy et de sociocratie, je les ai déjà évoqués ici. Toutefois, je me permet de vous livrer un document ressource sur le sujet qui vous permettra de démarrer très rapidement avec cette méthode de gouvernance innovante et agile!

Ce qui est certain, c’est que la plupart des organisations et des associations ignorent encore les bienfaits d’une gestion à la fois plus démocratique et plus agile. Il faut se préserver d’ériger le consensus en dictature bloquante, comme on l’observe parfois dans les cercles militants chez les indignés par exemple. Mais il faut également se préserver des parodies de démocratie participatives trop souvent pratiquées lors de la mise en place des agendas 21 par exemple, ou dans certaines entreprises, où l’on organise de soi-disant concertations qui n’ont pour objectif que de légitimer des décisions déjà prises.

Cet article n’est évidemment pas exhaustif, et nous n’avons pas fini de revenir sur ce site sur les notions de gouvernance et d’organisations agiles!

Les chemins de la transition

Notre époque est secouée par une série de crises systémiques. Ces dernières ne sont pas insurmontables, mais leur enchaînement nous montre progressivement les limites de notre organisation sociétale aux niveaux économique, social et environnemental.

Pour ceux qui en doutent encore, je les encourage à regarder le magnifique article de Time magazine en partenariat avec Google, qui fait la part belle aux images de notre planète sur les 30 dernières années, intitulé sobrement « Timelapse » qui signifie en français « saut dans le temps ».

Nous l’avons déjà abordé ici, nous avons déjà l’ensemble des solutions qui nous permettent d’effectuer la transition vers un système politique, économique et social soutenable, voire durable. La transition écologique en somme…

Pourtant de nombreuses personnes continuent de voir uniquement les contraintes, et refusent de prendre en considération les changements de direction possibles et souhaitables! Pour répondre à ces nombreux déclinistes, il est temps de rassembler l’ensemble des initiatives positives émergentes.

Nous sommes en train de prendre conscience du verrouillage intellectuel de notre société à travers les doctrines dominantes concernant l’économie, la politique, les médias de masse, les idéologies nauséabondes…

enseigne CC

Il faut se méfier des voies miraculeuses évoquées par certains, qu’elles soient spirituelles, sociales ou technologistes, non pas qu’elles soient toutes mauvaises, mais simplement parcequ’elles ont tendances à occulter le fait que les solutions sont déjà là et qu’il n’est pas nécessaire pour réussir de chercher des voies de rupture. Si ces ruptures technologiques, sociales ou spirituelles ont lieu dans les années à venir, elles ne feront qu’accélérer les processus déjà en cours, à condition qu’ils aient été lancés avec dynamisme en attendant.

Comment faire la transition vers un système équilibré, non destructif, stable, sain, serein, joyeux?

Un certain nombre de scénarios, élaborés patiemment et indépendamment des pouvoirs politiques et économiques classiques, permettent d’entrevoir les chemins qui pourraient mener notre société vers une évolution positive, individuellement et collectivement.

Avant d’aborder ces scénarios, je vous encourage à regarder, et pourquoi pas à compléter, la cartographie heuristique ci-dessous. (envoyez moi un mail pour que je vous ajoute sur la carte en tant que collaborateur.)

Transformation, transition, évolution

Le premier élément à intégrer, c’est que nous avons suffisamment de ressources pour permettre à tout le monde de vivre décemment, y compris lorsque nous aurons atteint le pic de population mondial.

Nous serons au maximum 11 milliard d’humains sur terre selon les prévisions de l’ONU!

Les solutions existent et nous les avons déjà toutes! Elles ne sont pas supposées, ou rêvées, elles sont déjà efficaces et ne demandent qu’à être mises en oeuvre à grande échelle.

Après notre article concernant les solutions existantes, un peu en vrac, je me permets d’enchérir sur le sujet avec une liste de documents issus d’organismes indépendants et sérieux:

Ces Études Poussées Sur Le Sujet Nous Montrent Le Chemin:

Commençons par les conditions matérielles de la vie des humains, en premier lieu, il convient de concevoir les sytèmes agricoles permettant à tous de se nourir sans appauvrir les sols, ni polluer à l’extrême l’environnement, les nappes phréatiques, assécher les rivières…

Le scénario AFTERRE trace le chemin vers une agriculture très productive et très respectueuse de l’environnement, en appliquant certains principes de bon sens, et d’autres issus de l’agroécologie. Il ne s’agit pas d’un scénario dogmatique, puisqu’il ne s’interdit pas de manière absolue l’utilisation d’engrais ou de pesticides, mais il envisage de manière crédible une utilisation multiples des sols permettant de maximiser les rendements en équilibrant les cultures.

Un exemple de l’utilisation des sols dans le scénario AFTERRE:

Exemple de l'utilisation des sols dans le scénario AFTERRE

 

L’évolution de la consommation de produit alimentaire, vers moins de produits carnés et une augmentation des protéines végétales:

Composition de la ration alimentaire dans le scénarion  AFTERRE

 

Une fois que la question de la nourriture est réglée, il faut s’attacher aux ressources énergétiques:

C’est là que le scénario Negawatt entre en jeu. Partant des éléments actuels et des technologies en fonction actuellement, ce scénarios trace une voie de transition énergétique et écologique à l’horizon 2050:

 

 

La démarche Négawatt

 

Schéma simplifié 2010

 

 

Schéma simplifié 2050

 

Il est intéressant de voir que ces deux premiers scénarios sont actuellement en train d’évaluer leurs convergences. Peut-être assisterons-nous à une fusion des deux scénarios à terme, vers une démarche prospective globale de notre système.

Afterres2050 Et NégaWatt 2011 : Les Convergences

Le scénario négaWatt 2011 et le scénario Afterres2050 de Solagro reposent sur des fondamentaux similaires – partir des besoins, appliquer la sobriété, l’efficacité, le recyclage ou la valorisation des ressources renouvelables, …

Parmi les points d’interface :

  • Afterres2050 fournit à négaWatt la quantité de biomasse mobilisée pour l’énergie. Bois, biogaz, carburants, représentent 40% de l’énergie finale en 2050. Le principal carburant utilisé en 2050 sera le méthane, issu de biogaz et de bois via la gazéification puis la méthanation ;
  • Le scénario Afterres 2050 complète négaWatt en matière d’agriculture et de forêt : il traite la majorité des gaz à effet de serre hors CO2 énergie (méthane et protoxyde d’azote d’origine agricole) et des puits de carbone (forêts et sols agricoles).
  • Les besoins en matériaux (bois de construction, papier, paille…) sont définis à partir du programme RENOV de négaWatt, (construction et rénovation des bâtiments),
  • Inversement la production d’engrais azotés et la consommation d’énergie de l’agriculture issue d’Afterres2050 est versée aux « tableurs et scénario » négaWatt.

Au final, un beau travail de collaboration, qui se poursuit.

Maintenant que nous avons vu que les conditions purement matérielles pouvaient être satisfaites pour tout le monde, il faut compléter le tableau avec les transformations de notre système économique et social.

On assiste à l’émergence d’un certain  nombre de pratiques permettant aux individus de minimiser leur dépenses tout en ayant accès à des biens ou des services de haute qualité. Il s’agit de la vague de la consommation collaborative qui permet d’envisager la richesse et la propriété sous un angle légèrement différent permettant à chacun à travers la redécouverte de la richesse collective et de l’échange social, de bénéficier de bien plus de choses que si l’on reste un « agent économique » solitaire. Cela nous amène naturellement vers l’économie du partage, popularisée par le mouvement du logiciel libre notamment, si tu copies un logiciel libre tu t’enrichis de ce logiciel et grâce à ce logiciel, tu n’as privé personne de son utilisation, tu n’as pas appauvri son propriétaire, car nous en sommes propriétaire collectivement, le logiciel a éventuellement des auteurs, mais cela s’arrête là…

Conso collaborative

Ces même principes sont applicables à l’ensemble des idées, il n’est plus nécessaire de breveter des idées, mais d’organiser les modalités de leur réalisation, plus les idées sont partagées, plus il est facile de connecter les opérateurs économiques entre eux afin de dynamiser la réalisation…

L’économie circulaire propose de transformer les déchets en matière première réutilisée pour la conception des produits ou pour d’autres utilisations. En d’autres termes, ne plus créer de résidus que les systèmes industriel et naturel ne puissent absorber. La boucle est bouclée. Cela représente bien entendu un gain de compétitivité énorme pour les industries qui ont une maîtrise de leur flux de matières premières.

Economie circulaire

Il faut rapprocher le concept d’économie circulaire de celui d’écologie industrielle.

 

Dans les stratégies économiques et sociales en rupture radicale avec le climat de pensée actuel, un concept fort est en voie de concrétisation à travers le lancement d’une initiative citoyenne européenne et d’une initiative fédérale en Suisse.

Logo des ICE

Ce concept, c’est celui du revenu de base, qui porte différents noms selon les penseurs qui l’évoquent. La définition choisie par le mouvement français pour le revenu de base est la suivante:

Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement.

Logo mouvement pour un revenu de base

Les impacts en terme sociétaux sont immenses. La notion même de travail en est bouleversée. Il n’est plus nécessaire d’accepter n’importe quel travail pour vivre. La négociation entre employeurs et employés est rééquilibrée, les emplois pénibles sont revalorisés. La misère économique disparaît. L’instauration d’un revenu de base aurait pour effet de libérer l’innovation et la créativité et donc la création de valeur économique et sociale.

Dans un monde où le travail disparaît alors que la richesse totale ne cesse d’augmenter, la solution paraît évidente: il faut partager la richesse!

Bannière revenu de base en français

 

Les deux derniers éléments que j’évoquerai dans cet article sont plus généraux.

Le concept d’éducation populaire n’est pas nouveau, il vise à donner, en dehors du circuit scolaire ou institutionnel, un accès aux savoir et à la culture, pour l’ensemble des individus, quelle que soit son extraction sociale.

Cette éducation, plus libre, capable de s’affranchir du carcan institutionnel et de ses limites, est l’une des conditions indispensables de l’évolution de notre société. L’école tend malheureusement à reproduire les distinctions sociales, sélectionne une élite, et lui donne les clés pour gouverner. L’éducation populaire vise quand à elle à donner à tous, sous la forme qui lui convient le mieux, les clés de sa propre réussite, de l’accomplissement de ses projets. Elle questionne également les bases sociales et civiques qui fondent notre société.

Si vous souhaitez approfondir, la SCOP Le Pavé détaille très bien ces concepts dans ses conférences gesticulées.

Je voudrai également évoquer une démarche très intéressante qui se décline sur 3 axes:

  • celui des comportements individuels,
  • celui du mode de fonctionnement des organisations,
  • celui des politiques et des institutions.

Il s’agit du Pacte civique, qui, à travers 32 engagements relativement simples, trace la voie vers une société équilibrée et solidaire. Ces engagements concernent les individus eux-même et leurs modes de fonctionnements collectifs au sein des organisations.

 

logo_pactecivique

 

L’apparition de nouvelles formes de gouvernance, et la volonté de transformer nos vieux schémas démocratiques. Qu’il s’agisse de pousser à la transparence de nos élus, ou d’obtenir facilement les informations dont dispose l’Etat, nous assistons à une transformation progressive de la conception de gouvernement.

 

La démocratie ouverte

 

Des projets émergent, en ayant pour objectif de rendre la place aux citoyens dans le débat démocratique:

Parlement et citoyens, innove et propose aux parlementaires de co-construire la loi avec les citoyens.

Démocratie Durable permet aux citoyens de proposer des projets et fournit une base de projets aux élus, locaux comme nationaux.

Des développeurs sont en train de concevoir des logiciels libres permettant de faire de la démocratie directe à l’échelle d’un pays.

D’autres sont en train de fabriquer les logiciels permettant de s’affranchir des contraintes techniques permettant de brider le réseau Internet

En conclusion, bien que cet article ne vise pas à l’exhaustivité, lorsque l’on se retrouve face à la morosité ambiante, il faut promouvoir les idées positives déjà présentes et en cours de mise en oeuvre. Ces engagements positifs sont, j’en suis convaincu, le terreau fertile du monde de demain.

Le traçage de vos données personnelles

Le monde sort aujourd’hui un article pertinent sur le traçage de nos données personnelles et nous encourage à tester un outil de cartographie de la diffusion de celles-ci: « collusion », qui n’est autre qu’un plug-in pour firefox.  Livrez-nous vos impressions sur cet outil en dessous de cet article.

 Actualisation 2013:

 

Un plug-in pour Firefox vous permet de cartographier les liens entre les sites que vous visitez et les sites tiers vers lesquels sont envoyés vos informations.

 

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