De la manipulation scientifico-médiatique

Cette semaine j’ai été pris d’un coup de colère contre le responsable de la rubrique sciences du monde.fr

En cause, l’article suivant:

Allons-nous devenir débiles ?

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/01/24/allons-nous-devenir-debiles_1822291_1650684.html

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO |  • Mis à jour le 

Je vous invite à le lire attentivement avant de revenir ici pour lire mes commentaires:

Si vous venez de terminer sa lecture, vous avez du comprendre qu’il est essentiellement question de génétique dans cet article.

Epigenetic_mechanisms

Quoi de plus étonnant alors, que son auteur soit un urologue, discipline médicale éloignée de la génétique s’il en est…

De plus, il est patron d’une entreprise belge qui s’appelle DNA vision, qui ne propose rien de moins que le séquençage de votre ADN à prix d’or afin de vous proposer des solutions de traitements médicaux adaptés à votre patrimoine génétique: http://www.dnavision.com/

Il y a donc déjà une forme de conflit d’intérêt entre le propos qui est tenu et son auteur. D’autant que nul part lemonde.fr n’indique qu’il s’agit d’une tribune de la part d’un urologue entrepreneur dans le domaine de la génétique, il faut attendre la signature de l’article pour le comprendre. Cela manque cruellement d’honnêteté intellectuelle.

Chirurgien urologue, Président de DNAVision

l.alexandre@dnavision.be

 

Si l’on s’intéresse au fond du propos.

L’auteur commence par se baser sur un article scientifique dont il tire une interprétation à la fois simpliste, personnelle et erronée scientifiquement. L’auteur néglige volontairement des pans entiers de la génétique actuelle, l’épigénétique par exemple, qui montre depuis plus de 20 ans maintenant que l’influence de l’environnement (physique et sociale) permet l’activation ou la désactivation d’une partie de nos gènes au cour de la vie. Un changement dans l’expression de notre patrimoine génétique qu’il est possible de transmettre d’une génération à l’autre et qui bouleverse la vision purement darwiniste qui ne mettait en jeu que la sélection naturelle des mutations comme facteur d’amélioration de l’espèce. Pour ceux qui aiment un peu l’histoire des sciences, il s’agit d’une forme de réconciliation entre les théories darwinistes et lamarckiennes.

Si l’on ajoute à cela la découverte progressive de l’utilité du patrimoine non-codant (98.5% de notre patrimoine), que l’on pensait inutile, simple scorie  de notre évolution… Alors qu’il joue à n’en pas douter un rôle crucial dans les phénomènes épi-génétique, car il garde une mémoire de l’ensemble des mutations et sélections opérées pendant toute l’histoire de la lignée sur des millions d’années. D’ailleurs cette vision contradictoire est posée dans un article lié à celui qui nous occupe, mais l’auteur se garde bien d’introduire cette contradiction dans son propre article.

Aujourd’hui, réduire la génétique à la sélection naturelle et aux mutations aléatoires est aussi idiot que de limiter l’astronomie moderne aux mouvements de lune dans le ciel!

L’auteur néglige donc volontairement les capacités de résilience inhérentes à l’ensemble des être vivants et le caractère absolument non linéaire des trajectoires évolutives des espèces. Il opère un cadrage réducteur de la problématique en mettant en avant les effets bénéfiques des brassages génétiques pour lutter contre la dégénérescence cérébrale induite par la diminution drastique de la sélection naturelle dans nos sociétés modernes. Puis, trop rapidement, il envisage comme inéluctable une dégénérescence progressive de l’espèce, avant de proposer une solution unique et clés en mains, à savoir, la manipulation du génome humain afin de sélectionner les gènes « viables »!

Voilà comment on embobine la majeure partie des lecteurs d’un journal sérieux. Malheureusement tout le monde ne connaît pas les bases de la génétique, peu de gens suivent avec attention les avancées scientifiques autrement que par les raccourcis rapides qu’en font certains de nos médias. Et c’est de cette manière que n’importe quel imposteur peut se présenter dans les pages du Monde.fr pour y déverser un flot d’inepties visant à promouvoir son entreprise, tout en contribuant à banaliser l’idée que l’eugénisme est la seule solution qui permettra de sauver l’humanité dans un futur proche!

Nous avions déjà les apprentis sorciers des OGM qui jouent avec ce que vous mangez en vous promettant que cela va enfin résoudre la faim dans le monde sans même tester correctement la dangerosité des aliments qu’ils vous vendent…

Nous avions également les sorciers du nucléaire qui vous assurent que c’est absolument sans danger, alors même que nous avons connu deux déversements colossales de produits radio-actifs dans l’environnement en moins de 30 ans et que toutes les statistiques montrent qu’un accident majeur risque de se produire en Europe occidental dans les 10 prochaines années…

Et bien nous avons maintenant les sorciers de la sélection génétique qui se proposent de trier vos enfants et cela pour votre bien, le leur, et celui de l’humanité entière…

Et personne ne réagit.

Un raisonnement simpliste, s’appuyant sur une donnée valable interprétée à tort, et donnant une conclusion pas trop inquiétante suffit pour endormir la vigilance et l’esprit critique du lecteur et le laisser accepter l’eugénisme comme unique solution pour la survie de l’humanité.

C’est d’une tristesse…

Cela me rappel les obnubilés de la surpopulation, qui nous prédisent que les humains seront bientôt trop nombreux et qu’il y aura nécessairement une extinction massive d’une partie de l’humanité… Ils oublient un concept élémentaire que l’on étudie en fin de collège: la transition démographique. Nous serons au maximum 10 milliards d’humains sur terre à l’horizon 2100. Et ils ignorent que nous produisons déjà de quoi nourrir 12 milliards d’humains sur terre. Le véritable problème, c’est que nous jetons plus d’un tiers de la production et que l’on nourrit trop d’animaux, ce qui renchérit les prix agricoles et prive une partie de l’humanité d’un accès suffisant à la nourriture. La FAO estime même qu’on pourrait nourrir tous les humains en Bio!

transition démographique

Heureusement, ils possèdent en parallèle au Monde.fr un blogueur extraordinaire qui est un véritable scientifique, doué d’une capacité incroyable à mettre à la portée du lecteur des découvertes complexes sans pour autant faire des raccourcis qui introduiraient des raisonnements inexacts, voire complètement faux! Il s’agit de passeur de sciences.

Pour réfléchir sur un cas extrême, je vous invite à lire l’un des plus grands esprits scientifiques de notre temps: Stephen Hawking, qui vit depuis de nombreuses années dans un fauteuil roulant et parle grâce à l’assistance d’un ordinateur, à cause des suites d’une sclérose latérale amyotrophique. Il est l’un des humains sur terre à conceptualiser l’univers de la manière la plus pertinente. Imaginez que nous l’ayons éliminé avant sa naissance? Ou même simplement « corrigé » grâce aux techniques de modification génétique. Nous aurions certainement perdu l’un des plus grands esprits de notre temps.

Il faut impérativement s’interroger sur l’idée même de sélection au regard de ce que nous enseigne la nature. Avons-nous les clés de décision et la connaissance suffisante à l’heure actuelle pour faire des choix éclairés sur les gènes que nous devrions conserver, et ceux que nous devrions éliminer? Ne risquons-nous pas de priver l’humanité entière d’un futur diversifié si nous commençons rapidement à éliminer les éléments en marge. Imaginez une sélection basée sur la mode, et en quelques générations vous aurez un patrimoine génétique de l’humanité appauvri à l’extrême qui sera de moins en moins résilient face aux pathogènes, face aux mutations, face aux défis physiques et intellectuels que notre espèce devra affronter.

Je défend une thèse diamétralement opposée à celle de l’article du monde:

La diminution de la pression sélective sur l’espèce humaine fait partie de notre évolution, elle permet l’émergence de mutation qui auraient disparues rapidement il y a quelques siècles ou  millénaires, en cela nous enrichissons notre patrimoine génétique d’une manière bien plus importante qu’auparavant. Cet enrichissement est une chance extraordinaire et ne constitue pas une dégénérescence. De plus notre génome possède des faculté d’activation et d’inactivation permettant d’éviter qu’une mutation ayant un impact négatif s’exprime. Ce même gêne ayant un impact négatif aujourd’hui pourra donc à l’avenir muter à nouveau et apporter une nouvelle fonction, par lui-même ou associé à d’autres gênes nouveaux ou anciens, et permettre de répondre à des facteurs environnementaux dont nous n’avons pas idée aujourd’hui. Sélectionner a priori les gênes, sans connaître l’impact évolutif à long terme est extrêmement dangereux pour notre avenir génétique.

Des nouvelles de la démocratie et de la gouvernance!

L’actualité, en terme d’évolution des pratiques démocratiques, est foisonnantes actuellement, même si les médias classiques se font assez peu le relaie de toutes les initiatives actuelles, qu’elles se situent en France ou ailleurs.

Afin de pallier ce relatif manque d’informations, je vous propose aujourd’hui quelques nouvelles réjouissantes de la démocratie!

Démocratie_Ouverte réduite

Pour commencer, un article de rue 89 autour de l’approbation de la constitution citoyenne islandaise,

une constitution enrichie et approuvée grâce à Facebook, et autres réseaux sociaux, en voilà une nouvelle réjouissante.

Poursuivons avec les avancées françaises en matière d’application de la charte de l’environnement qui a valeur constitutionnelle je vous le rappel:

Charte de l’environnement et participation du public aux décisions!

Enfin, les enquêtes publiques vont avoir une véritable valeur de consultation, et non plus simplement une forme de légitimation des décisions déjà prises.

Le gouvernement français s’est également lancé dans une dynamique d’ouverture des données à travers la mise en place du portail d’ouverture des données du gouvernement français.

Continuons avec un très bon article d’Internet actu (le magazine de la Fing), relayé par le blog du monde autour d’une conférence extrêmement forte de TedX qui traite de la manière de faire la loi en open-source:

Faire la loi ensemble

Dans ce dernier article, l’auteur met en avant les moyens techniques qui permettent de réaliser une forme de démocratie directe. La démarche inverse, de l’aspect social vers l’aspect technique, est en passe d’être lancée avec le site de Parlement & Citoyens, qui se donne pour mission de mettre en relation les parlementaires et les citoyens pour élaborer les propositions de loi en suivant une méthodologie précise. Cette initiative se situe dans la droite ligne de ce qu’avait initié l’association Anciela avec son site Démocratie-Durable.

 

La Finlande est également en pleine effervescence, elle est en train d’ouvrir la manière de réaliser la loi à l’ensemble des citoyens à travers une plate-forme.

Un article complémentaire sur le sujet:

http://gigaom.com/2012/02/28/could-crowdsourcing-be-a-better-way-to-make-legislation/

 

Open data et démocratie:

http://lemag.lacantine-rennes.net/2012/10/open-data-et-numerique-au-service-dune-democratie-plus-citoyenne-1565

Il est vrai que l’ensemble de ces nouvelles méthodes passent par Internet, et il faut penser à ce que représente à l’heure actuelle la fracture numérique afin de ne pas écarter les citoyens qui sont éloignés de ces outils! Dans cette optique je vous encourage à lire de dossier d’Internet Actu sur les Espaces publics Numériques et leur évolution!

En guise de prolongement, je vous invite à consulter notre article concernant la Sociocratie et les nouvelles méthodes d’organisation et de management. Tout cela participe de ce que l’on nomme aujourd’hui les méthodes agiles, qui vont aujourd’hui bien au delà de la simple conception logicielle ou de la collaboration virtuelle!

La cartographie des débats (Mind-Mapping Collaboratif)

Il y a déjà neuf mois, je vous proposais un article sur le mind-mapping collaboratif en ligne. Je vous présentais alors trois logiciels qui me paraissaient en pointe dans leur domaine. Pour les lecteurs réguliers, j’avais auparavant commis un article posant les bases d’une exploration du vaste monde du mind-mapping.

J’ai décidé de compléter cette première approche avec deux logiciels que j’ai testé depuis et qui présentent des avantages différents, tout en restant largement collaboratifs:

Ces deux logiciels sont spécialement conçus pour cartographier les débats en direct, ou en différé :

 

Debate-graph :

Il s’agit ici d’une variante logiciel du mind-mapping, spécialisé dans la cartographie de débats complexes. Debate graph offre des fonctions avancées de partage et de collaboration, de création de communautés, de création et d’archivage de cartes publiques et privées.

Il ne s’agit pas d’un logiciel libre, toutefois, la plupart des cartes sont sous licence creative commons, et l’objectif affiché des créateurs est de fournir une base de données des connaissances et de débat public, au niveau  mondial aussi bien qu’au niveau local.

La communauté d’utilisateurs est extrêmement large, elle comprend quelques organismes internationaux de premier plan, cela laisse présager un avenir radieux pour ce logiciel qui est le plus complet que j’ai pu essayer.

Si vous utilisez Debate-Graph, n’hésitez pas à m’inviter comme collaborateur :

 

 

Incoma :

Avec ce logiciel, nous restons dans la cartographie de débat. Ici le logiciel est beaucoup plus simple. Légèrement inspiré des etherpad dans la manière à chacun de pouvoir collaborer, y compris de manière anonyme. Le logiciel a été développé comme support pour les manifestation pacifique et autogérées en Espagne des « indignados » et des mouvement « occupy » à travers le monde, ainsi que des printemps arabes. L’inspiration vient des mouvements citoyens, de la liberté d’information, de l’intelligence collective des logiciels libres, de l’autogestion, de l’égalité face au raisonnement et à la connaissance.

La version Béta 2 est sortie le 10 février 2014, elle s’appelle Incoma Akiba Edition

Elle apporte la traduction française de l’interface, une amélioration de la visualisation des graphes et de leurs relations, un système de conversation et d’édition collaborative des types de nœuds.

Quelques fonctions essentielles restent aujourd’hui manquantes en terme d’édition des graphes, une gestion des droits des utilisateurs, un abonnement aux mises à jour d’une carte, un système d’invitation, une possibilité d’intégration html sur un site internet externe, etc.

C’est un logiciel libre, tous les développeurs, traducteurs et autres gestionnaires de projet sont les bienvenus.

Vous pouvez déjà participer aux cartes en français qui se trouvent aux adresses suivantes :

L’intérêt de la cartographie du débat d’idées

Solutions pour une meilleure démocratie

L’intérêt d’utiliser un logiciel comme Incoma

Capture du 2014-03-05 15:19:17

 

La démocratie représentative est-elle une démocratie?

 

Est-ce que glisser son bulletin dans une Urne à intervalles réguliers est une décision?

En réalité ce que nous appelons démocratie aujourd’hui, la démocratie représentative, n’est qu’un processus de légitimation d’une classe dirigeante plus ou moins refermée sur elle-même.

Ce n’est pas une fatalité, la démocratie directe existe, et je ne parle pas du référendum, qui n’est qu’un outil démagogique visant à légitimer une décision déjà prise par ailleurs.

Je vous parle de processus législatifs et réglementaires ayant une forte composante de subsidiarité (l’échelon local décide localement, l’échelon national décide nationalement) sauf qu’au lieu de réduire le nombre de citoyens participants au processus, il augmente au fur et à mesure que l’échelle géographique s’agrandit.

Nous avons les outils techniques aujourd’hui pour prendre des décisions politiques, économiques, sociales, à 70 millions de citoyens. Certainement que nous ne serons pas 70 millions à chaque décision, mais nous serons assurément plus nombreux que le millier de privilégiés qui prennent aujourd’hui l’ensemble des décisions pour l’ensemble de la population.

Et afin de dépasser le principe du référendum, qui favorise uniquement l’expression des préconçus des citoyens, les textes écrits collectivement par les citoyens seront amendés selon un processus itératif et simultanément dans plusieurs cercles de réflexion. Tous les citoyens pourront prendre part à la rédaction et à la décision, mais pour ce faire il devront prendre connaissance des textes et des débats préalables. Nul ne pourra ajouter sa voix sans avoir été contraint à un effort de confrontation de ses opinions avec les débats en cours. Ces différents moyens garantissant un débat constructif seront couplés à un procédé visant à garantir la représentativité des différentes composantes de la société, chaque citoyen appartenant à plusieurs catégories (lieu de vie, éducation, travail, revenus, âge, …) ces différents éléments pourront être intégrés, afin de garantir une expression équitable de l’ensemble des composantes de la population.

Ce genre de processus décisionnels existent déjà dans de nombreux mouvements sociaux, les outils techniques permettant de soutenir ce type d’architecture démocratique sont en cours de réalisation. Nous sommes donc loin d’une utopie!

La gouvernance démocratique

Le mot démocratie est aujourd’hui communément employé pour désigner les démocraties représentatives occidentales, qu’il s’agisse de monarchies parlementaires, de républiques fédérales ou encore d’États centraux.

Hormis quelques rares exceptions, l’ensemble de ces « démocraties » sont des systèmes représentatifs où les citoyens élisent des représentants chargés de mettre en œuvre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. La plupart du temps, la justice est exercée par des professionnels indépendants des deux autres pouvoirs.

Dans quelques rares situations, on permet aux citoyens d’exercer directement les trois pouvoirs: élections, référendums et jurys populaire.

Cette description est bien entendue schématique, chaque état ayant ses spécificités et ses modes de fonctionnement propres. Il est difficile de comparer les États-Unis (État fédéral) et l’Allemagne (également un État fédéral). Ici je ne rentrerai pas dans le détail de chacune des « démocraties » que nous connaissons, je laisse cela aux spécialistes de chaque domaine.

Le point que je voudrai aborder est plus large que la vision démocratique occidentale actuelle. L’idée de « gouvernance démocratique » peut revêtir un grand nombre de formes et de modes de fonctionnement.

On assiste depuis quelques années à l’émergence d’une nouvelle conscience citoyenne, plus globale, plus internationale, et moins idéologique. Les grands mouvements syndicaux, politiques et religieux se sont essoufflés à travers le monde occidental. La conscience des jeunes générations et leur vision du monde se sont développées en même temps que l’essor d’Internet: la prise de conscience environnementale fut accompagnée par un accroissement du volume d’information et la naissance du « village mondial ».

Plus que jamais à travers l’histoire, les habitants de notre planète se sentent plus proches et plus reliés avec l’ensemble des autres États et de leurs citoyens. Le meilleur exemple est celui du mouvement AVAAZ, et de son réseau de près de 10 millions de membres, qui influencent les décisions politiques à travers le monde.

Les campagnes électorales évoluent également pour prendre en compte la dimension citoyenne (plus large que la dimension partisane) et Internet. Nous avons l’exemple de 2007 et du concept de « démocratie participative », je pense également la campagne de Barack Obama en 2008, et aux tentatives avortées de création de réseaux sociaux politiques en France.

L’évolution des modes d’information, la critique des médias classiques et de leurs connivences avec la sphère politique, et l’émergence de nouvelles sphères d’actions et d’interactions sont en train de transformer la manière dont se forge l’opinion publique et rendent le citoyen acteur de ses propres choix, qu’ils soient politiques, informationnels ou décisionnels.

Sur ce dernier point, la création de nouvelles méthodes de production décisionnelle est encore embryonnaire. Les outils techniques et les méthodes existent, mais ceux-ci sont encore sous-utilisés, et ce quelle que soit le domaine. En entreprise, l’émergence de l’innovation participative ne s’accompagne que rarement d’une évolution des processus de décision. Dans la sphère politique, les réunions publiques, les conseils de quartier, les réunions citoyennes pour l’élaboration des agendas 21, se limitent souvent à une audience extrêmement faible, et bénéficient d’un pouvoir essentiellement consultatif.

Il convient donc de recenser les outils et les méthodes existants afin d’en extraire les axes structurants, d’analyser les processus de production des décisions, qu’elle soient politiques, sociales ou économiques. Ces recherches permettront de dégager les fondements des modes de gouvernance de demain.

L’objectif étant d’obtenir des décisions meilleures, auxquelles les citoyens dans leur ensemble peuvent participer activement et de manière éclairée. C’est le sens de l’évolution démocratique. Nous avons les moyens techniques et les connaissances pour aller au delà du système représentatif. Ce dernier fait déjà figure d’archaïsme au regard des moyens dont nous disposons aujourd’hui et du niveau de culture, d’éducation et d’information de la population. Le seul obstacle qui subsiste est moral. Il faut démontrer, tester et valider de nouveaux outils décisionnels associant le citoyen, les experts et les acteurs économiques et sociaux, permettant d’élaborer des lois, des réglementations, des orientations économiques, des projets sociétaux…

Dès lors la voie sera grande ouverte vers une réelle démocratie, ou chaque citoyen est acteur des choix de la société dans laquelle il évolue.

La représentativité et le pouvoir


Les « démocraties » en pannes
:

 

Nos démocraties représentatives souffrent actuellement d’un mal profond, puisque le socle même sur lequel elles reposent vacille. La représentation qui était sensée assurer le fonctionnement démocratique se retrouve mise en défaut par plusieurs facteurs :

– Le premier de ces facteurs est connu depuis de nombreuses décennies, mis en lumière avec brio par Bourdieu, il s’agit du concept de reproduction sociale. Les élites tendent à conserver leur place au sommet de la hiérarchie économique et politique, et la perméabilité entre les différents milieux sociaux est presque une illusion (les exceptions n’étant là que pour confirmer la règle).

– La légitimité de nos représentants obtenue par le vote est également remise en question, puisque les votes nuls et blancs ne sont pas pris en compte dans les résultats, et les pourcentages de résultats sont énoncés hors abstentions. La pratique de l’élection représentative ne trompe aujourd’hui plus personne, mais elle est toujours envisagée comme la seule solution possible. Nous avons montré par ailleurs que ce n’était plus le cas aujourd’hui.

– Le dernier facteur, et non des moindres, c’est que la concentration du pouvoir entraîne inévitablement l’abus. Nous avons l’habitude depuis Locke et Montesquieu de pallier cet inconvénient majeur en instaurant une séparation des pouvoirs. Cette séparation permet de contre-balancer les abus de chacun des pouvoirs par un autre pouvoir. D’où la construction de nos sociétés occidentales autour de trois pouvoirs: législatif, exécutif et judiciaire. Depuis Montesquieu on a ajouté le pouvoir de l’opinion, qui est en réalité surtout celui de la presse et des sondages.


Le quatrième pouvoir
:

 

Attardons-nous quelques instants sur le quatrième pouvoir, celui de la presse. Ce pouvoir qui au début s’exprimait grâce au papier et à l’imprimerie s’est transformé plusieurs fois au cours du 20ème siècle. Trois révolutions technologiques majeures sont venues bouleverser la manière dont les informations sont transmises et sont reçues. La presse écrite n’a pas disparu, mais son influence s’est réduite aux élites instruites, qui ont le temps et la patience de lire les informations qu’ils choisissent. Pour les autres, la radio puis la télévision sont venus limiter leur choix à la fréquence ou la chaîne qu’ils écoutent. Il est même prouvé que le cerveau fonctionne différemment lorsque l’on lit un texte, lorsque l’on regarde la télévision ou que l’on écoute la radio. Les techniques de manipulation sont connues et bien étudiées, malheureusement peu de gens parviennent à démêler l’écheveau de conditionnement que l’on tisse autour d’eux chaque jour. Sartre disait que nous sommes prisonniers de nos conditionnements et déterminismes. Le seul moyen alors de devenir libre est d’apprendre à connaître ses déterminismes afin de pouvoir les surmonter. C’est un travail qui exige un regard critique sur soi-même, une remise en question constante de ses opinions, et une confrontation permanente avec des points de vue opposés afin de ne pas s’ankyloser dans ses propres convictions. Pour compléter le panorama, un très bon dossier d’InternetActu sur le fonctionnement du cerveau se trouve à l’adresse suivante.

A propos de la manipulation médiatique des masses, l’émergence d’Internet a montré son potentiel en terme de fédération hors du contrôle opéré par les médias classiques. Les attaques contre la liberté d’Internet, depuis quelques années, dont l’objectif est de contrôler les informations circulant sur les réseaux, témoignent de la crispation des différents pouvoirs (économiques, politiques et médiatiques) face à un outil qu’ils ne peuvent maîtriser et qui reste jusqu’à présent le seul élément fédérateur des peuples. La mondialisation économique avant l’émergence d’Internet avait pour conséquence la confiscation de la liberté des peuples à décider de leur avenir.


Démocratie Directe :

 

Dans l’optique d’une démocratie directe, déjà évoquée, il convient de résoudre deux problèmes :

– La non-concentration des pouvoirs

– La représentativité du législateur et de l’exécutif

 La non-concentration des pouvoirs dans une démocratie directe, où l’ensemble des citoyens ont la possibilité, non seulement de voter les lois, mais également de les travailler, est le premier pas vers une répartition du pouvoir législatif à travers l’ensemble de la population.  J’ai détaillé les outils à mettre en œuvre pour accompagner cela. Il reste toutefois deux éléments à expliciter:

– Comment garantir la représentativité du « législateur » lorsqu’il est composé de centaines de milliers, voire de millions de personnes?

– Comment désigner un « exécutif » en limitant ses possibilités d’abus de pouvoir?


Représentativité
:

 

Lorsque l’on permet à plusieurs millions de personnes d’écrire eux-même les lois qui vont les régir, nous n’obtenons jamais que toutes ses personnes se mobilisent pour participer effectivement au processus législatif. Toutefois, plusieurs centaines de milliers de personnes peuvent se mobiliser afin de discuter d’une loi, d’en écrire le contenu et d’en soumettre le vote final à l’ensemble des citoyens. Il convient alors de pondérer le vote de chacun des participants volontaires à la rédaction du texte, afin de garantir une représentativité de ce panel de volontaires par rapport à l’ensemble de la population. Cela permet d’établir de manière symbolique que l’ensemble des lois émaneront de l’ensemble du corps législatif. Pour cela, nous devons définir des critères permettant de caractériser les participants; qui reprendraient, par exemple, un certain nombre de caractéristiques évidentes: âge, sexe, zone géographique, métier, niveau d’étude, opinion politique, etc..

Évidemment, il est important de choisir attentivement ces critères afin qu’ils permettent de définir correctement l’ensemble de la population, et il faut mesurer précisément l’évolution de ces caractéristiques au sein de la population au cours du temps. Chaque personne se définit par l’ensemble de ses critères, et verra son vote pondéré par son degré de représentativité au sein de la population. Concrètement, un votant ne pourrait se retrouver avec plus de 2 voix, à moins que le nombre de participants soit très faible, et que cette personne fasse partie d’une extrême minorité. Avec un échantillon de la population de l’ordre de 50 000 à 100 000 personnes, les biais statistiques, et les marges d’erreurs sont considérablement réduites.

L’objectif de cette pondération est de donner à chacun un pouvoir de décision qui n’excède jamais son degré de représentativité dans une population donnée. Ainsi, une « oligarchie » éduquée qui voudrait faire passer une décision n’aurait d’autre choix que d’en démontrer à l’ensemble le bien fondé et l’intérêt général. Elle ne pourrait s’arroger le pouvoir sous couvert de compétence.


Intelligence Collective :

 

On peut mettre en balance cette proposition de pondération avec la règle habituellement admise en démocratie: « un homme = une voix ». Ce principe, qui à l’origine permettait d’éviter la mise en place d’une oligarchie, se trouve mis en défaut dans le cas où l’ensemble des citoyens sont appelés à participer en permanence à la création législative et réglementaire. En effet, les citoyens les plus disponibles, sont ceux ayant le moins d’activités : sans emploi, retraités, étudiants, … Ils ne sont donc pas forcément représentatifs de l’ensemble : dès lors la catégorie des actifs, moins disponible bénéficierait d’une pondération favorable permettant de rééquilibrer son poids face aux autres catégories.

Ce système n’est peut-être qu’une complexification inutile visant à garantir l’égalité individuelle mais aussi celle de catégories particulières au sein de la société. A la lumière des théories de l’intelligence collective, on constate que le simple fait de mettre en place des cadres de décision permettant à tous d’apporter leur pierre à l’édifice, permet la création de décision bien meilleures que lorsqu’un petit groupe de décisionnaires s’arroge la capacité de décider pour un ensemble. Sans nécessairement obtenir un consensus total sur chaque décision, en utilisant les techniques de l’intelligence collective, on obtient rapidement des décisions satisfaisantes pour un ensemble d’individus et de groupes d’individus.


Sécurité :

 

Se pose également la question de la sécurité des processus, aussi vrai pour des prises de décision utilisant les outils informatiques dématérialisés que pour les processus réels actuels. Il est possible de bourrer une urne réelle, et de la même manière, d’infiltrer tous les systèmes informatiques . On peut dès lors respecter le même principe que pour les élections réelles, on établit des méthodes d’observation et de contrôle, de sorte que si la fraude peut se produire, elle soit toujours détectée. Les logiciels servant de support aux processus doivent être transparent et open-source ce qui garantit un niveau de sécurité bien plus élevé qu’une boite noire à laquelle peu de gens ont accès. Les urnes sont transparentes en France, ce qui n’est pas le cas en Russie par exemple. Les machines à voter américaines ont été détournées de leur fonction à plusieurs reprises. Il convient donc d’apporter un soin extrême aux méthodes que l’on met en place, aux processus et à leur contrôle… Peu importe qu’ils soient réels ou virtuels, il faut toujours veiller à empêcher le détournement du système.


L’exécutif :

 

Reste la question de l’exécutif, car même lorsque les lois sont bonnes, leur application est fondamentale, et l’on constate que les meilleures lois peuvent êtres vidées de leur sens et de leur efficacité par un manque délibéré d’application. L’exemple français de l’application du Grenelle de l’environnement est une illustration flagrante de ce genre de défaut de l’exécutif. Comment garantir alors qu’un exécutif applique effectivement les décisions prises démocratiquement par l’ensemble des citoyens?

On peut s’intéresser un moment à l’idée du tirage au sort, qui est très ancienne, puisqu’elle était déjà appliquée à Athènes dans l’antiquité. L’argumentation d’Étienne Chouard sur le sujet est assez éclairante:

 

Etienne Chouard et la démocratie

 

Source: Plan C

Je le rejoins sur l’idée que le tirage au sort à pour avantage de garantir de manière absolue la non-appropriation du pouvoir par l’élite. Toutefois, je souligne que ce tirage au sort régulier, selon moi, ne devrait s’appliquer qu’aux fonctions exécutives, judiciaires, et toutes les fonctions de surveillance et de contrôle: cour des comptes, comités de surveillances, autorités administratives indépendantes

Le pouvoir constituant et les fonctions législatives étant appliqués par l’ensemble de la population comme évoqué plus haut.

En complément, la conception des fonctions changent, puisqu’on ne place plus une personne pour assurer une fonction, mais un collège de personnes! Ce qui a pour effet d’empêcher la dérive d’un individu par rapport à une fonction, et l’abus de pouvoir.

On peut donc conclure partiellement le sujet en constatant que les freins actuels à l’instauration de véritables démocraties à travers le monde ne sont pas techniques ou scientifiques. Nous avons d’ors et déjà les moyens techniques et intellectuels de mettre en place la démocratie directe à l’échelle d’un pays comme la France. Le véritable frein réside donc dans nos esprits. Il faut prendre conscience de l’illusion démocratique que l’on nous impose et faire un pas supplémentaire pour comprendre que nous pouvons dès aujourd’hui instaurer un véritable système démocratique. Il faut garder à l’esprit qu’aucun système n’est parfait, mais on se rend compte que certains systèmes respectent mieux l’intérêt général que d’autres!

Toute cette réflexion rejoins les démarches d’open-gouvernance, qui prône une ouverture plus importante aux citoyens des différents processus conduisant à la production de droits. Pour résumer simplement ce concept, je vous propose la petite infographie suivante:

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Le futur des réseaux

Que deviendront les réseaux dans les prochaines années?

Une question prospective abordée largement dans tous les coins du Web! Mais je vais quand même développer mon point de vue sur le sujet:

Après avoir transformé en profondeur notre manière de nous informer, de partager de l’information, de travailler, et même de lire ou de penser, quel sera l’étape suivante?

Nous avons désormais accès quasiment en permanence aux réseaux! Nous passons de plus en plus de temps devant nos écrans, au détriment d’autres activités comme la promenade, la lecture, la discussion…

Nous assisterons peut-être à une convergence , elle est déjà en partie en cours, la connexion mobile permet de ne pas rester bloqué dans un bureau tout en continuant à travailler en flux continu sur les réseaux! Les « Google Glasses », même si elle ne sont encore qu’au stade de concept, pourraient nous amener au stade suivant de la connexion permanente. Au-delà du stress que cela peut engendrer lorsque l’on se retrouve effectivement coupé des réseaux, ou encore celui induit par l’usage compulsif de nos mobiles en toutes circonstances: réunion, déjeuner, transports, soirée, réveil, … Des fois qu’on ait reçu un mail crucial depuis la dernière fois qu’on a regardé (c’est à dire 10 minutes avant…), ou encore que quelqu’un ait publié une photo de moi sur Facebook sans ma permission…

On observe d’ailleurs de plus en plus d’addict au web qui tentent des cures de déconnexion!

Ils débranchent pour retrouver une vie réelle:

Thierry Crouzet : « J’ai déconnecté » par LaCNR

Au delà de ces phénomènes liés à l’émergence de ces nouveaux comportements et leur lot d’abus, inhérents au temps d’adaptation et d’intégration dans l’éducation, il convient de réfléchir à l’évolution de ces réseaux et des comportements nouveaux qui pourraient émerger. Lorsque l’on observe l’évolution fulgurante, en terme de technologie et de démocratisation de l’accès à internet, lors de ces 10 dernières années, on imagine à quel point il est hasardeux de produire une analyse prospective crédible et réaliste pour les dix prochaines années…

L’un des points d’évolution prometteur dans l’architecture des réseaux, à l’heure où la neutralité de la circulation des flux est mise en danger par les principaux opérateurs français, est l’architecture à l’origine même d’internet, à savoir celle de la connexion de n’importe quel point du réseau avec n’importe quel autre en ayant recours au minimum d’intermédiaires. Cela se traduit à l’heure actuelle par les « Réseaux Mesh« , à savoir des réseaux permettant aux machines, box, smartphones, etc. de se connecter de proche en proche sans passer par des serveurs centralisés! Les exemples les plus emblématiques à l’heure actuelle sont les « pirate box » et le « projet commotion« ! Ces projets laissent présager un internet hors du contrôle des opérateurs économiques centralisés au profit de la mise à disposition par les citoyens des puissances de calcul et de stockage, mais surtout du débit, ce que l’on appel communément la « bande passante« ! La circulation d’information ne peut dès lors plus être contrôlée pas quiconque, à moins de disposer de brouilleurs d’onde sur l’ensemble du territoire, ce qui est possible, mais qui couperait l’accès à l’ensemble des services rendus par le réseau, ce qui, pour une économie développée, est aujourd’hui impensable! Les réseaux Mesh sont même tellement efficients que certains gestionnaires de « Data-Centers » réfléchissent à la décentralisation de leur parcs de serveurs!

Parmi les développement incontournables qui passeront par les réseaux, il faut bien sûr compter sur le développement des dynamiques démocratiques, que j’ai déjà largement traité par ailleurs!

La mise en relation de proximité est souvent un aspect négligé par les analyses que je lis, nous sommes souvent obnubilés par les dynamiques globales, et nous omettons de prendre en considération l’ensemble des dynamiques locales que permettent ou renforcent les réseaux! Les exemples sont multiples, qu’il s’agisse des nouveaux réseaux sociaux de proximité comme OVS, qui ont pour objectif de sortir les individus de leur isolement, les listes de diffusion de Freecycle, qui permettent de donner et de prendre gratuitement des objets dont vos voisins veulent se débarrasser, ou encore les systèmes d’échange locaux, les SEL, dont le fonctionnement est souvent appuyé par un site internet!

Une transformation déjà en cours mais qui va certainement monter en puissance dans les prochaines années à la faveur de l’augmentation des coûts de transport et l’exigence croissante de la génération Y d’un véritable équilibre entre vie professionnelle et vie privée, j’ai nommé: le télétravail.

Si aujourd’hui certaines entreprises pionnières accordent un jour ou deux par semaine à leurs salariés en télétravail, à l’avenir la tendance pourrait être l’inverse, un jour ou deux seulement dans l’entreprise et le reste à la maison! D’ailleurs, cela engendre des baisses de coûts pour l’entreprise: moins de transports à payer, moins de locaux à louer ou acheter, et des salariés en moyenne plus productifs!

A l’heure où 2.3 milliards de personnes ont accès à Internet à travers le monde et où 6 milliards d’abonnements mobiles circulent sur le globe, et vue la progression phénoménale du secteur, il est évident que le développement d’Internet est la principale transformation actuelle!

Le dernier élément qui sera de toute évidence sujet à évolution, les réseaux sociaux, à l’heure où Facebook revendique 1 Milliard d’utilisateurs, à savoir la moitié des internautes, il convient de s’interroger sur l’évolution du phénomène:

 Les évolutions sont déjà à l’œuvre, puisqu’il n’est pas rare qu’un internaute navigue sur plusieurs réseaux en même temps et développe des passerelles entre ceux-ci! Nous assisterons peut-être à l’émergence des plate-forme de synchronisation et de convergence des réseaux sociaux, ce qui est le pendant de la multiplication actuelle de ces réseaux de manière fulgurante! Le risque également de contrôle de l’information et de l’individualisation d’internet est réel, comme le constate lemonde.fr dans un article récent sur le Edgerank!

Un autre élément fondamental du développement des réseaux sociaux est l’appropriation que font les entreprises de ces comportements en intégrant au sein de leurs structure des réseaux sociaux internes ayant pour objectif d’augmenter la productivité et de capitaliser les connaissances et les expériences!

Le grand gaspillage

A suivre sur actu-environnement, un très bon article accompagné d’une vidéo détaillant les enjeux liés à la pollution lumineuse.

Cet article mérite d’être signalé pour sa grande qualité et le fait qu’il évoque l’ensemble des enjeux:

  • Economie
  • Biodiversité
  • Confort des usagés
  • Sécurité et sentiment de sécurité

N’hésitez pas à contacter Interface-Conscience si vous souhaitez initier des démarches de ce type dans votre commune.

Le meilleur du développement durable sur la toile (1)

En parcourant les différents réseaux, journaux en ligne, sites d’information, on tombe parfois sur des perles à ne pas rater!

Je vous offre donc une petite compilation de ces trésors glanés à différentes sources, gageons que cette démarche donnera lieu à une belle série d’articles:

 

On commence très fort avec une compilation réalisée par Terra-Eco en réaction au non-sens du débat politique de la présidentielle française de 2012:

« Les candidats à la présidentielle n’en ont pas parlé. Pourtant, ça se passe près de chez nous, comme à l’autre bout du monde. Ça, ce sont des initiatives qui transforment la vie. Voici ce à quoi vous avez (malheureusement) échappé durant la campagne. » n’hésitez pas à lire l’article en entier sur le site de Terra-Eco.

Terra-Eco 40 Projets pour changer d’ère:

INVENTER Fablabs, la fabrique à créativitéLe bricolage collaboratif

La région du Vorarlberg

L’eau potable solaire

La maison qui pousse

Le label éthique des entreprises

Le design urbain militant

La tendance coworking

PROTEGER Bienvenue à la « locamaison »Le textile transparent

Le kit militant pro-montagnes

Les super-héros de l’agriculture locale

La main tendue aux paysans

Les cosmétiques propres

Le troc cash contre pelouse

La mer protégée par les pêcheurs

PARTAGER La Toile échange ses bons procédésLes urgences de la voirie

Les circuits courts culturels

La marque de « slow mode »

Le village vertical

L’épargne participative

La solidarité dans le prêt

L’éducation permanente

RECYCLER TurnToo… et la boucle est boucléeLe jumelage de terrains vagues

La méga-serre de toit à Montréal

Le récupérateur de restes alimentaires

Le super-recycleur de plastiques

Les champignons au café

Le savon solidaire

Le poisson qui nourrit la plante

TRANSMETTRE Leeaarn, l’étendue du savoir Les aires de jeux en liberté

La solidarité féminine

La télé-réalité des innovateurs sociaux

Le bricolage inter-générationnel

Le tour du monde des livres d’occasion

Le « Système » musical vénézuélien

L’appli anti-coupures de courant

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Le traçage de vos données personnelles

Le monde sort aujourd’hui un article pertinent sur le traçage de nos données personnelles et nous encourage à tester un outil de cartographie de la diffusion de celles-ci: « collusion », qui n’est autre qu’un plug-in pour firefox.  Livrez-nous vos impressions sur cet outil en dessous de cet article.

 Actualisation 2013:

 

Un plug-in pour Firefox vous permet de cartographier les liens entre les sites que vous visitez et les sites tiers vers lesquels sont envoyés vos informations.

 

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